Empreintes, c’est le nom de la nouvelle exposition de Roger Proulx, qui va se tenir à la Galerie [SAS] du 1er février au 1er mars.
Voici la présentation qu’en fait la galerie :
Pour Roger Proulx, la photographie est un moyen de fixer des représentations mentales issues de la rencontre entre le présent et les souvenirs. Ce sont des bouts d’histoires que chacun pourra s’approprier et compléter de diverses manières. Le temps est le sujet principal de ses œuvres qu’il aborde à travers le souvenir, l’introspection et le mouvement. Fidèle à la pellicule argentique pour son grain, Roger Proulx n’utilise aucun artifice : une manière de dénoncer, à l’air du numérique, la tendance actuelle à rendre les photos trop parfaites.
Loin d’être linéaire, la vie est, selon Roger Proulx, une succession de boucles entremêlées formées par la résonance des souvenirs sur le présent. Il cherche à isoler une partie de ces boucles, véritables fragments d’histoires, où le quotidien et la banalité revêtent une dimension poétique. Cette dimension, l’artiste l’obtient par une mise en scène plus ou moins prononcée, un cadrage minutieux et une utilisation adéquate de la lumière naturelle. Ainsi, à travers son objectif, des situations courantes, des gens ordinaires, des lieux publics sont transformés en véritables petits poèmes visuels. Très proche de l’esthétique du cinéma asiatique, les photos de Roger Proulx sont comme de longs plans fixes qui cherchent à capter l’instant où le temps est suspendu, où l’esprit vagabonde entre introspection et contemplation.
Dans sa nouvelle série, Empreinte, Roger Proulx donne autant d’importance au personnage qu’à son environnement. Les deux interagissent, s’approprient une part de l’autre et lui apportent une signification nouvelle. Ils sortent ainsi de la banalité pour rentrer dans un monde onirique. Seuls, dans des lieux publics, les personnages sont en symbiose avec leur environnement, état propice à la réflexion et la méditation. Cet état est renforcé par la manière dont est traité le mouvement. Mettant en scène des gens capables de donner beaucoup avec leur physique (chorégraphe, danseur, comédien), Roger Proulx arrête des mouvements anodins au moment où ils révèlent une part de l’intimité des personnages. Cette gestuelle déclenche chez le spectateur une série de questions, donnant à chaque photo sa dimension narrative.
Par l’anonymat des personnages et des lieux, ses photos sont universelles. Elles nous invitent à suspendre le temps un instant afin de laisser nos pensées errer entre souvenir et présent.
Le vernissage aura lieu jeudi 1er février dès 17h30 à la Galerie [SAS] au 372, rue Ste Catherine O (dans l’immeuble du Belgo).
ERRATUM : L’exposition s’appelle Empreinte et non Empreintes, et les photos dans cet article font partie de la série Empreinte mais pas de l’exposition. Merci à Marie-Christine pour ces précisions.